Animasia 2016 : Interview de l’association Mandora

Animasia 2016 : Interview de l’association Mandora

Lors de l’Animasia qui sait déroulé les 1 et 2 octobre 2016, nous avons rencontré les différents acteurs de l’association Mandora sans qui cet événement n’aurait pas eu lieu.

Pouvez-vous nous parler brièvement de l’association et de ses objectifs.
Pour faire simple l’Association Mandora a pour but de promouvoir les cultures d’ici et d’ailleurs à travers l’échange, la rencontre et l’interaction entre les différents acteurs de ces cultures.

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Combien y a-t-il de bénévoles dans l’association, lors de l’Animasia.
Environ 300 personnes sont bénévoles, les événements tels que le BGF ou Animasia mobilisent environ 150 personnes à la fois.

Quelles sont les profils des bénévoles (tranche d’âge, répartition homme / femme, catégorie socio-professionnelle). Est-ce que leur rôle dans l’association et en rapport avec leur métier ?
Il y a de tout ! Nos plus jeunes bénévoles ont 14 ans et cela va jusqu’à 55 ans. Tous les profils sont représentés ce qui nous permet d’avoir une vraie polyvalence. On essaye aussi de respecter les compétences de chacun et ce que chacun peut apporter à l’association.

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Combien de temps pour préparer ce salon ? Combien coûte la mise en place de cet événement (les principales sources de dépenses) et comment trouvez-vous les fonds nécessaires.
Il faut compter 5 à 6 mois de travail intensif, plus autant de travail tout au long de l’année, car certains aspects doivent être bouclés longtemps à l’avance. Le coût est réparti entre la location de l’espace, les coûts en ressources humaines (agents de sécurité, salariés, ingénieurs du son, etc.), les frais des invités et une dizaine d’autres postes périphériques. C’est toujours un défi que d’équilibrer le budget, nos principales ressources sont la billetterie et la vente d’espace pour les exposants, grâce à cela on arrive à pérenniser Evènement et à être auto-financés.

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Avez-vous des aides de la ville ou de la région ?
Nous ne recevons aucune subvention, cependant, la Mairie de Bordeaux nous prête du matériel (tables, chaises, etc.), et nous soutient dans les différentes démarches pour faire vivre le festival. Cette année, la venue de la délégation indienne a pu se faire entre autres grâce à la participation de Bordeaux Métropole.

Quels moyens de communication utilisez-vous pour faire connaître cet évènement ?
Près de 50% de notre public vient grâce aux réseaux sociaux et notre site internet, 40% par le bouche à oreille. Le reste c’est essentiellement des relations presse et de l’affichage public/flyer

Est-il difficile de trouver des exposants ? L’emplacement est-il payant ?
Aujourd’hui, Animasia a pris suffisamment d’ampleur pour que ce soit les exposants qui viennent vers nous et que la recherche soit relativement simple. En revanche, nous avons à cœur de faire le tri et de proposer des exposants uniques offrant un contenu qualitatif. L’emplacement est payant en effet, pour les associations ou les jeunes créateurs nous proposons une offre adaptée pour que chacun puisse y trouver son compte.

Est-il difficile de trouver des invités ? Qui auriez-vous voulu voir cette année ?
Trouver des invités, non, en revanche c’est compliqué parfois de faire concorder les agendas de tout le monde, certains nous disent « oui » mais leur agenda ne leur permet pas, il y a aussi des annulations de dernière minute mais cela reste rare. Cette année nous aurions voulu avoir une portée plus internationale avec des invités venus du Japon ou d’ailleurs, mais cela s’avère très compliqué.

Quelles sont les nouveautés par rapport à l’Animasia 2015 ?
Cette année, nous avons essayé de revoir l’espace pour améliorer la circulation et le confort des festivaliers. Pour cela nous avons accueilli une péniche sur laquelle se sont tenues les conférences et rencontres, ainsi que l’espace réservé aux invités. Nous avons aussi développé « Animasia Hors Les Murs » sur la partie culturelle et indienne tout au long du mois de septembre pour faire vivre le festival à travers tout un mois. Nous recevions aussi Marcus pour la première fois, c’est une sorte d’accomplissement pour l’équipe, on souhaitait vraiment l’avoir parmi nous depuis des années, c’est une grande fierté ! Enfin, dans le cadre d’Animasia, on a pu lancer l’Indie Game Factory qui met en lien les différents acteurs du jeu vidéo indépendant à Bordeaux, c’est un vrai succès qui va se pérenniser à l’avenir !

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Quel est le bilan de cette Animasia (réussites, difficultés, bilan économique)
Sur le plan purement « festival » cet Animasia est peut-être le meilleur, les animations étaient de qualité, les rencontres étaient superbes, tout était en place à l’heure, les équipes étaient super motivées etc. Sur le plan de l’organisation il y a eu des ratés, notamment samedi au niveau de la file d’attente, certaines personnes n’ont pu rentrer alors qu’elles avaient payé leur billet et nous avons dû fermer les portes car trop de monde était présent dans le festival. Les contrôles de sécurité, Vigipirate et Etat d’Urgence obligent, ont pris beaucoup de temps ce qui a ralenti d’autant plus cette file d’attente.

L’Animasia a-t-elle un impact sur la ville, la région ?
Je pense que c’est devenu un rendez-vous annuel incontournable, tant pour les habitants que pour les « fans » qui travaillent toute l’année sur leur cosplay, leur programme et viennent chercher des pièces uniques. On peut dire que sur Bordeaux, grâce à Animasia et au BGF, s’est crée une communauté qui se retrouve pendant les événements mais aussi en dehors, dans les différents « temples » de la culture geeks, tels les bars jeu vidéo, association de jeu de rôle, boutiques de mangas etc.

Quelles sont les pistes d’évolutions pour l’Animasia 2017 ?
Notre axe majeur est de trouver un autre lieu, plus grand, plus adapté. On souhaite aussi développer la partie internationale avec des invités, spectacles etc. On veut aussi garder notre volet « festival » en proposant toujours plus d’activités, toujours plus de choses à faire et à voir. Mais surtout on veut rester un lieu de rencontres pour tous, du fan acharné jusqu’au simple visiteur, pour que tout le monde profite à fond du festival !

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Un dernier mot ?
Merci à vous pour cette interview ! Merci aussi à tous les bénévoles sans qui Animasia ne serait pas ce qu’il est, et à l’année prochaine !

L’équipe a hâte de retrouver les bénévoles de l’association Mandora pour l’Animasia 2017, mais aussi pour le BGF de juin 2017 !

2 Commentaires

  1. Photo du profil de Vikento

    Encore désolée aux membres l’association de ne pas avoir étais là. En tout cas, l’année prochaine je serais présent sur l’ensemble de l’événement.

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