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Test de Pankapu : Ce rêve (presque) bleu

Pankapu est un jeu d’aventure du studio Too Kind Studio dans le pur style des Metroidvanias dans le pays des rêves sorti le 21 septembre 2016 sur PC et le 20 septembre 2017 Switch, Xbox One, PS4.

1 – Ce rêve bleu !

Pankapu nous met dans l’armure d’un vaillant chevalier créé par le Dieu du monde des rêves Iketomi.
Sentant la menace d’une ombre cauchemardesque s’étendre dans le pays des songes, Iketomi invoqua le puissant chevalier Pankapu afin qu’il traque et annihile cette menace. Pour cela, il devra explorer différents mondes, sauver les Mudjins, et bouter les Hya’Nagis hors du monde des rêves.
Très vite Pankapu sera accompagné de Chii, un petit robot doré volant rappelant un peu trop Navi de The Legend of Zelda à mon goût (mais bon l’histoire en elle-même rappelle énormément les Rayman).
Au fil de l’aventure, notre héros pourra revêtir d’autres tenues lui offrant d’autres capacités comme une tenue verte pour devenir archer.
L’aventure se forme comme un livre dans lequel une histoire est contée (car toute l’histoire du jeu n’est qu’un conte qu’un père raconte à son enfant pour l’endormir) et chaque « chapitre » forme un niveau ayant une structure proche d’un metroidvania.

2 – Je n’y crois pas, ça pique les yeux !

Mais une fois manette en main un détail frappe les yeux (au sens littéral) : des couleurs vives et criardes de partout au point que ça peut parfois en piquer la rétine pour les plus sensibles.
Le jeu nous présente certes un univers coloré et féérique qui plaira aux plus jeunes joueurs, mais sa patte graphique en dégoûtera vite plus d’un surtout par son côté un peu « niais ».
Au niveau sonore, les musiques, bien que pas très mémorables, accompagnent très bien le côté féérique du jeu et se marient très bien avec celui-ci.

3 – Un monde fabuleux, je me sens vieux !

Tout le jeu rappelle dans son histoire ou son gameplay des grands succès des années 90 dont The Legend of Zelda, Rayman, Castlevania.
Il en a repris quelques concepts comme le style metroidvania avec des niveaux, le système de tenue qui affecte les pouvoirs comme dans The Legend of Zelda Ocarina of Time, le petit compagnon également inspiré d’Ocarina of Time (celui-là il aurait pu s’en passer).
Le gameplay reste très basic dans son ensemble : un stick pour bouger, une touche pour frapper, une autre pour une capacité spéciale (parer par exemple), une touche pour sauter et roulez jeunesse.
C’est ce genre de gameplay simple qui faisait parfois le succès de certains jeux. Le soucis est qu’il aurait été bien de ne pas en reprendre certains défauts comme les hitbox plus petites que les sprites des ennemis, des armes et des plateformes (j’ai arrêté de compter le nombre de sauts ratés à cause de ça).
De plus, le système de difficulté semble lui aussi venu d’un autre âge. Très vite le jeu monte en difficulté à un point que les joueurs actuels abandonneront le jeu car trop habitués à des jeux « faciles » tandis que les anciens l’abandonneront pour son côté trop « enfantin ».

4 – Conclusion

Partant d’un désir de rendre hommage aux jeux des années 90, le jeu donne l’impression d’avoir le cul entre deux chaises à tenter de contenter les petits par son univers et les grands par son côté nostalgie. Mais au final, il finit par perdre les deux par manque d’équilibre.

Good
  • Un univers féérique qui ravira les plus petits...
  • Quelques musiques sympathiques
  • Les commandes répondent relativement bien
Bad
  • ...Mais qui fatiguera très vite les plus grands par son côté trop niais
  • Hitbox trompeuse par rapport aux sprites
  • Une patte graphique qui pique un peu trop les yeux pour les rétines sensibles
  • Une difficulté très (trop ?) aléatoire
4
Pauvre

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