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Test de PES 2018 : Le retour de l’outsider !

Comme chaque année, alors que des milliers de joueurs reprennent le chemin de la scolarité en se promettant de travailler sans relâche, Konami et Electronic Arts, Pro Evolution Soccer et FIFA se lancent une guerre sans merci avec pour objectif : obtenir le titre du meilleur jeu de football.

Après cette introduction, où toi, le joueur passionné qui a compris que tu allais passer plus de temps devant ton écran que sur tes fiches de révisions, sache qu’à la fin de ce test, tu n’auras pas la réponse de qui de PES ou FIFA est le meilleur des jeux de simulation footballistique.

En effet, passer de PES à FIFA (et inversement) c’est comme conduire une Ferrari ou une Porsche, manger un pain au chocolat ou une chocolatine, chaque camp a ses fervents fidèles, mais chacun propose sa propre expérience.

Gameplay

Contrairement à FIFA où on a tendance à jouer sur la possession, les dribbles et les passes courtes, PES 2018 adopte un style de jeu diamétralement opposé.

En effet, au fur et à mesure des parties on ose de plus en plus à faire des passes longues, des centres. Alors que chez son rival où l’on peut remonter le terrain avec son défenseur, dans PES 2018 cela est plus complexe.

Techniquement, PES offre moins de gestes techniques, les différents dribbles sont gérés à l’aide des deux sticks droit et gauche, mais le joueur gardera le ballon prêt du corps, ce qui aura pour effet de limiter la vitesse de course ( sauf erreur, il n’est pas possible de pousser le ballon). D’ ailleurs les courses sont plutôt bien gérées, on a vraiment la sensation d’accélération et les joueurs “explosifs” se démarquent plus facilement des autres.

Le combat centre / tête sera aussi la source de nombreux buts, durant les différentes sessions de jeux, au moins 75% des buts ont été inscrits de la tête soit via un centre soit via les corners. L’IA profitera très largement de cette “faille”, ce “script” pour vous faire rager.

D’ailleurs quand il s’agit de défendre, là aussi chez Konami, c’est une autre histoire. Par défaut, vos ailiers sont généralement à la traîne, 90% des attaques se feront sur les côtés et vos défenseurs latéraux seront rapidement débordés. Quand il s’agit de reprendre le ballon à votre adversaire, il faudra user du tacle avec parcimonie. En effet, quand sur FIFA vous pouvez vous permettre des tacles un peu rudes ou en retard, sur PES 2018, ce genre d’action se conclura sur un carton jaune.

D’ailleurs, de par le “script” ou le système d’assistance, certaines actions peuvent paraître louches comme vos défenseurs qui subitement se démarquent de l’attaquant ou encore, les joueurs laissant passer le ballon tranquillement devant eux.

Nouveauté de ce PES 2018, un curseur transparent est présent sur le prochain joueur que vous pourrez contrôler. Un peu déroutant et source de cafouillage au début, cette nouveauté, une fois maîtrisée vous permettra de mieux structurer votre jeu.

Mode Master League et Legend

Comme pour son rival, PES 2018 propose le mode Master League, mode dans lequel vous pouvez prendre les rênes d’une équipe (avec ou sans l’effectif actuel) avec pour objectif de devenir le meilleur club au monde !

PES 2018 propose plus de paramètres de gestion que son rival. Par exemple, vous pouvez entraîner tous les joueurs de votre équipe alors que sur FIFA, l’entraînement est destiné à quelques élus. De plus, l’entraînement est beaucoup plus complet : en complément du style de jeu, vous pouvez choisir d’apprendre un nouveau poste à votre joueur ou encore de nouvelles techniques.

Au niveau des transferts, contrairement à FIFA, il est possible de payer la clause de libération pour s’offrir les services d’un joueur contre l’avis du club hôte (ça rappel des souvenirs). On reprochera juste que les budgets soient un peu faibles voir en dehors de la réalité pour certains clubs.

Concernant le mode Legend, celui-ci est quasi le même que son concurrent. Pour vos débuts, vous pouvez choisir la ligue dans laquelle vous allez débuter mais pas le club. Comme pour le mode Master League, vous pouvez choisir de vous entraîner à de nouveaux postes ou nouvelles techniques (moyennant quelques points de progression).

Même s’il ne s’agit pas de nouveautés dans la franchise PES, il est bon de rappeler que cet aspect un peu plus RPG est plaisant et offre une expérience plus riche.

MyClub

Le mode MyClub (FUT made in Konami) est celui où PES a du mal à rivaliser. Non pas qu’il soit inintéressant, ce dernier ne bénéficie pas d’un noyau de joueurs assez important. En effet, les phases d’attente pour trouver un adversaire sont assez longues et on aura du coup le réflexe d’aller affronter l’IA.

Il est quand même bon de souligner les originalités, notamment le côté évolutif des joueurs que vous obtenez. En effet, à force d’utiliser les mêmes joueurs, ces derniers montent en niveau et leurs caractéristiques augmentent.

La méthode d’obtention est aussi intéressante, ici pas d’ouverture de Pack !

Dans la première, vous pouvez combiner jusqu’à trois recruteurs ayant des affinités comme le niveau de rareté du joueur, le poste, la nationalité, le style de jeu, etc. A chaque recruteur ajouté, la liste des possibilités se réduit de quelques joueurs à la perle rare. Cette méthode a l’avantage de ne vous coûter aucun crédit.
Pour la seconde, vous pouvez utiliser vos crédits in game (ou acheter via votre carte de crédit) pour acheter des joueurs en fonction de leur poste (Attaquant, Milieu, Défenseur, Goal…). Pour le cas d’un attaquant, vous aurez la chance d’obtenir un joueur modeste ou un Messi ou un Ronaldo.

Le cas PES

Après plusieurs années PES a su s’améliorer. Bien qu’il manque encore énormément de licence comme Man Red à la place de Manchester United, de nouvelles font leur apparition comme pour Fenerbahce, Galatasaray, le Zenith St Petersbourg. Le championnat brésilien, chilien et argentin font aussi leur apparition, certains y trouveront surement leur bonheur.

Certains joueurs, comme ceux du FC Barcelone bénéficient d’une modélisation irréprochable d’autres moins. A vous de voir si vous êtes physionomiste ou non !

Le gros point fort de ce PES est l’ambiance dans les stades. Les supporters sont variés, les chants animent bien les matchs. De même que pour la physique du ballon ou encore les bruitages. Quelle frustration de ressentir le cuir résonner dans les gants du gardien après avoir réalisé votre meilleure action du match !

Conclusion

Au fil des ans, on reprochera sûrement les même choses à PES: son manque de licence, ses commentateurs et l’interface vieillissante.

Mais, au fil des différents Pro Evolution Soccer, Konami améliore sa monture et propose une expérience de jeu unique qui plaira à beaucoup. Les modes Master League et Legend intéresseront surtout ceux qui aiment lier jeu de foot et jeu de gestion. Quant au mode MyClub, celui-ci est réellement tourné pour les joueurs “hardcore” qui ne compterons pas les heures pour créer l’équipe ultime.

Au final, on ne vous dira pas qui de PES ou FIFA est le meilleur, PES n’est pas FIFA, FIFA n’est pas PES et heureusement ! On peut juste vous dire que l’on dit pain au chocolat et non chocolatine !

Good
  • La physique du ballon
  • L’ambiance
  • Plaira au gamers qui aiment le jeu long
  • Le mode Master League et Legend qui offre plus de gestion que son concurrent
Bad
  • L’interface vieillissante
  • Les commentateurs
  • Le manque de licence
  • Le mode MyClub qui manque de joueurs
7
Bien

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