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Test Fear Effect Sedna : Quand Sushee dépoussière une licence qui a marqué les années 2000

Environ 20 ans après la sortie sur PlayStation de la franchise Fear Effect développée par Kronos Digital Entertainement et éditée par Eidos Interactive, Sushee, un studio indépendant français, réussit à convaincre Square Enix (qui a racheté la licence) de leur laisser les reines pour mettre en place, grâce à une campagne Kickstater, un nouveau volet : Fear Effect Sedna.

Après Fear Effect et Fear Effect Retro Helix. Fear Effect Sedna est le troisième volet de la série ( si on ne compte pas le tristement épisode annulé Fear Effect Inferno qui devait sortir sur PlayStation 2)

Contrairement à Fear Effect Retro qui été un prequel au premier épisode, Fear Effect Sedna est la suite directe du premier opus.

Est-ce que Fear Effect Sedna arrive à jouer sur notre corde nostalgie? Réponse dans ce test !

L’effet nostalgie

Hana, Glas et Deke sont de retour pour un nouvel opus qui se déroule quatre ans après les événements de Fear Effect. Dans les premières minutes de jeu, on constate que l’équipe de Sushee respecte à 100% le matériel de base notamment le cell shading qui était relativement novateur lors du premier opus mais très en vogue actuellement, comme pour un certain Dragon Ball FighterZ. Cependant comparé à ce dernier, le rendu visuel est moins bien maîtrisé, moins abouti. Sur certains plans, les couleurs claires sont cramées et piquent un peu la rétine. Il en est de même pour les animations de personnages, pour le coup on est bien dans la nostalgie du cell Shading, mais pas sûr que ce soit voulu.

Au niveau du Gameplay, Fear Effect Sedna tente le changement de style. En effet, alors qu’à l’époque Fear Effect faisait un joli clin d’oeil avec un gameplay mixant la vue à la Resident Evil et l’infiltration à la Metal Gear, aujourd’hui le chapitre Sedna s’inspire du gameplay de la vue isométrique à la Xcom, notamment en proposant un mode “stratégique” où il est possible de mettre le jeu en pause pour planifier ses mouvements et actions. Cependant, ce mode est un peu useless étant donné que le champ de vision est très restreint et que la caméra soit figée sur le personnage.

Comme pour le premier volet, nos héros possèdent un capteur de rythme cardiaque qui s’emballe si vous vous faites détecter. Dans cette phase de “stress”, les héros font plus de dégâts mais sont aussi beaucoup plus fragiles. A contrario, lors des phases d’infiltration, nos héros feront moins de dégâts, mais seront plus résistants. Malheureusement, le système de couverture n’est pas optimisé et bien que cela soit plus dangereux, la méthode offensive est plus efficace (bon le système de visée cafouille de temps à autre aussi)

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Effet secondaire

A vouloir faire trop nostalgie, on se demande si l’équipe de Sushee ne s’est pas piégée toute seule. En effet, on ne peut pas reprocher à Fear Effect Sedna d’orienter son gameplay principalement sur l’infiltration. Cependant, en 2018, on peut reprocher que l’IA des gardes est trop scriptée, pour ne pas dire à la rue, et qu’ils sont complètement sourds (en 90, les gardes de Metal Gear Solid pouvaient détecter les sons quand même).

A défaut de se la jouer discret, on peut se la jouer bourrin. Hélas, la visée est un peu trop aléatoire et on se retrouve facilement à tirer dans le mur plutôt que sur l’ennemi et nos alliés ne sont pas alors d’une grande aide non plus.

Il en est de même pour le mode tactique qui se trouve inutile car incompatible avec la caméra statique et centré sur notre héros.

De même que pour les puzzles qui débarquent un peu à l’improviste par moment et donc les résolutions se feront plus de façon random que de par l’investigation dans les niveaux (la faute peut-être à la vue isométrique statique qui dissimulera des éléments importants du décor).

L’histoire, bien qu’intéressante, souffre d’un doublage anglophone qui a tendance à exagérer grossièrement sur les accents. Bon ce n’est pas du Monthy Python, mais on en est pas loin par moment. On regrettera aussi qu’il n’existe pas de doublage français (surement dû au côté indé du développement).

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Conclusion

Fear Effect Sedna n’est pas un mauvais jeu, mais il souffre hélas des défauts de certains jeux indépendants comme un gameplay un peu trop vieillissant (IA à la rue) ainsi que dans sa maladresse (dosage) en voulant faire coexister plusieurs gameplay qui pourront en rebuter plus d’un.

Cependant, on ne retirera rien au studio breton Sushee de vouloir dépoussiérer une vieille licence rachetée et bazardée dans un carton qui traînait dans un vieux couloir oublié de chez Konami. Au contraire, ces dizaines d’heures de jeu feront plaisir aux passionnés des premiers Fear Effect.

Fear Effect Sedna n’est pas le jeu de l’année, ni une nanar vidéoludique. Il se trouve dans cette zone un peu bizarre où se mélange nostalgie, enthousiasme, qui à force de vouloir en faire beaucoup, finit par accumuler quelques petits défauts rendant l’expérience de jeu un peu bancale qui se traduira pas un “Meh”

Good
  • Nostalgie
  • Une histoire qui est cohérente avec la Franchise
  • Des puzzles
  • Diversité des gameplay
Bad
  • Interaction des gameplay un peu trop bancale
  • La caméra et la vue isométrique trop statiques
  • Le mode tactique inutile
  • Les Puzzles un peu trop tirés par les cheveux et manquants de dosage
  • Les doublages un peu trop caricaturaux
  • L’IA à la rue
5
Moyen

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