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Test de Chessaria : Il était une fois au royaume des elfes


Qu’il soit en temps réel au tour par tour incluant des éléments tactiques ou de gestion, le jeu de stratégie a largement gagné ses lettres de noblesse depuis ses débuts avec des titres tels que « Populous », « Civilisation » ou encore « Dune » jusqu’aux jeux plus récents telle la série des « Warhammers Dawn of War » ou celle des « Total War ».

Mais si l’on connaît les prémices vidéoludiques du genre de la stratégie, les origines des jeux qui ont inspiré des développeurs à les porter sur nos écrans sont tout de suite plus obscures tant celui-ci se perd dans la nuit des temps. Et c’est le studio français Pixel Wizards qui a été chercher dans le passé un moyen de sortir un jeu de stratégie actuel en dépoussiérant le concept du plus connu des grands classiques de la stratégie au tour par tour : les échecs.

Il était une fois au royaume des elfes

À la suite de nombreux troubles, le peuple elfe décida de migrer vers des terres plus accueillantes. Plusieurs centaines d’années plus tard, un royaume prospère fut fondé sur les terres de Chessaria et la paix régna de longues années. Cependant comme tout ceci ne pouvait pas durer éternellement, une nouvelle menace tomba littéralement du ciel sous la forme d’un dragon cracheur de feu suivi de son armée de monstres.

Suite à l’attaque, les elfes décidèrent donc de poursuivre leurs ennemis afin de savoir qui a déclenché cette bataille et de quoi il en retourne.

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C’est le fou ? Non c’est le magicien

Dans Chessaria, chaque bataille se fait dans la plus pure tradition du jeu d’échecs… à quelques variantes près.
Premièrement, chaque pièce présente sur un plateau du jeu d’origine change de look pour un design plus « Heroic Fantasy » (le fou devient le magicien, la tour devient le protecteur et ainsi de suite…) tout en gardant leurs fonctions et leurs déplacements spécifiques.

Ensuite chaque bataille donne aux joueurs un objectif et des unités différentes : par exemple un objectif de bataille va consister à prendre toutes les unités ennemies tandis que celui de votre adversaire sera uniquement d’arriver au bout de l’échiquier. Chaque camp ayant à sa disposition des unités différentes à diriger, sans compter toutes les petites particularités qui viennent s’immiscer dans les différentes parties ( Attaques surprises régulières, cases du plateau indisponibles ou encore des unités en renfort qui apparaissent).

Chaque partie diffère donc de la précédente avec parfois même une bataille de boss avec ledit dragon à la clef, toujours selon les règles d’échecs brillamment intégrées par les développeurs.

Et pour ceux n’ayant jamais touché un jeu d’échecs, le jeu le prévoit également avec un premier chapitre présentant chaque pièce distinctement tant et si bien que l’on apprend au fur et à mesure à jouer sans s’en rendre compte à l’ancestral jeu de plateau.

C’est bien, mais un échiquier ce n’est pas très glamour à regarder… oui, mais

Certains diront effectivement avec raison que regarder un échiquier pendant des heures si on n’est pas passionnés d’échecs n’est pas super intéressant, mais leur enrobage « elfique » rend plutôt bien et on se retrouve immergé dans ce monde d’Heroic Fantasy sans même s’en apercevoir à vouloir connaître la suite de l’histoire d’autant que chaque pièce possède une réelle personnalité.

Reste néanmoins un petit problème de lisibilité. La vue de trois quarts peut gêner légèrement lors de la mise en place d’une stratégie, ce à quoi les créateurs répondent en intégrant une vue bêtement classique du jeu d’origine avec un petit mémo visuel sur la fonction de chaque pièce si l’on est un peu perdu dans tout cet enrobage de fantasia.

Les graphismes en eux-mêmes restent corrects et relativement agréables à l’oeil bien qu’un peu limités (en chipotant un peu) et les temps de chargement un peu trop conséquents. La bande-son quant à elle entraîne plutôt bien dans l’ambiance des batailles au tour par tour tout en restant discrète.

La durée de vie s’annonce conséquente, l’aventure est longue et pour ceux qui en voudrait encore après cela, un mode défi se débloque avec une intelligence artificielle débridée réservant un énorme challenge aux futurs Kasparov en herbe.

De plus, le jeu se montre extrêmement généreux, car au-delà du mode aventure, un mode partie rapide et multijoueur proposant pléthores de modes de jeux allant de la bataille de magiciens au simple affrontement entre pions en passant bien sûr par une partie des plus classique. Tout cela pour dire que vous n’êtes pas près d’en voir le bout.

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En bref c’est du bon ?

La question est simple, êtes-vous fan de jeu de stratégie ou vous souhaitez vous initier aux jeux du genre avec celui qui est la base de tous les jeux tactiques ?
Alors foncez vous procurer Chessaria ! Son nombre de modes et sa façon de vous initier aux échecs est très intéressante et pourrait vous pousser à essayer le jeu de plateau.

Et si vous êtes un néophyte du genre, jetez y quand même un coup d’oeil. Vous pourriez bien y trouver de l’intérêt.

Good
  • Une excellente variante du jeu d'échecs
  • Un enrobage sympathique
  • Une durée de vie monstrueuse
Bad
  • Graphismes un peu limités
  • Temps de chargement long
8
Génial

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