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Test de Dakar 18 : Du bitume au sable

De toutes les épreuves sportives motorisées, il n’en existe que quelques-unes ayant atteint le rang de légende, tel les « 24 heures du Mans », « les 500 miles d’Indianapolis » ou encore la fameuse course du « Dakar ».
Quelques jeux de courses contiennent des courses rappelant ces grands événements comme la série des Gran Turismo ou encore celle des Forza Motorsport mais très peu d’entre eux ne se consacrent uniquement à une de ces épreuves en particulier.
Le studio Eutechnyx a tenté l’expérience en 2000 avec un jeu consacré aux 24 heures du Mans récoltant des critiques plutôt mitigées, Acclaim tentera également l’aventure en transposant le célèbre Paris-Dakar en 2001 avec le même résultat médiocre…
Aujourd’hui c’est au tour de BigMoon Entertainment de nous proposer leurs versions de cette course mythique.

Les concurrents sur la ligne de départ

Comme vous devez vous en douter, Dakar 18 vous propose de revivre à travers 14 spéciales dans 3 pays différents la légendaire épreuve créée en 1978 proposant aux coureurs de rejoindre la ville de Dakar en partant de Paris. L’itinéraire au fil des ans se modifia pour finalement cette année commencer au Pérou.

Bref le joueur est invité à prendre place dans l’une des 5 catégories de véhicules officiels (Camion,voiture, buggy, quad, ou moto) dans la peau d’un véritable pilote de cette édition du Dakar

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De très bonnes idées… gâchées

Dakar 18 se veut être une véritable simulation de course d’orientation et pour cela tous les outils officiels sont accessibles. En premier lieu, le fameux cahier « Roadbook » qu’il faudra parvenir à déchiffrer afin de pouvoir atteindre chaque « Waypoint » le plus vite possible et finir en tête du classement.

Il va de soi qu’une personne non habituée aux différents affichages visuels officiels ou aux termes des coureurs aura besoin d’un temps d’adaptation (bien qu’une version « allégée du cahier pour aider les débutants soit disponible). C’est là que rentre en compte les catégories de véhicules: là où un équipage de camion sera composé d’un mécano, d’un navigateur et du pilote rendant les réparations plus rapides et l’orientation plus facile, celui d’une voiture n’aura que le pilote et le navigateur et le joueur préférant courir en moto ne pourra compter que sur lui même.

Dans le même ordre d’idées, le pilote peut sortir du véhicule afin de se désembourber ou d’aider un autre concurrent en le remorquant.

En voyant ceci, vous allez penser que Dakar 18 et en fait un très bon jeu… Et bien, pas exactement. S’il est vrai que de très bonnes idées sont effectivement présentes, de nombreux défauts viennent ternir le tableau.

Déjà pour une simulation, la réaction des véhicules est juste un point primordiale. Cependant même si l’on sent une énorme différence de conduite entre tous les styles des véhicules (encore heureux…) il n’y en a manifestement pas entre les différents terrains. Une voiture dérapera de la même façon sur une dune, un chemin ou une route goudronnée. Pire : foncer sur une simple grille posée à même le sol emboutira votre véhicule censé faire plusieurs tonnes.

Dans la même veine, votre navigateur vous aidera effectivement à trouver le chemin vers le prochain Waypoint, mais pourra tout aussi bien vous perdre en parlant un peu trop lentement ou au mauvais moment ce qui peut se révéler particulièrement pénible. Ceci dit, il existe une option pour revenir au dernier point de repère, mais l’utiliser ne serait ce qu’une fois revient à finir tout en bas du classement.

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3 Pays à voir… mais pas en HD

Autant crever l’abcès d’entrée de jeu : Dakar 18 est moche. On reconnaît les différentes voitures, les décors sont relativement variés et certaines vues sont très amusantes à utiliser, à défauts d’être vraiment jouables (mention a la vue intérieure et la « caméra de TV par hélicoptère ») Cependant, la réalisation vient d’un autre temps, particulièrement celle du public vraiment hideux et il n’y a pas de localisation de dégâts sur la carrosserie.

La musique elle se fait plutôt discrète et sans particulièrement briller, elle fait son travail. Les bruitages sont eux un peu minimalistes et les bruits de moteurs ne feront pas vibrer les amateurs de pompe à injection.

Autre petite chose dont il faut parler: la durée de vie. Comme dit plus haut, 14 spéciales vous attendent dans les 3 pays que compte l’édition de cette année et … c’est tout. A par un mode libre contenant quelques objets à ramasser, rien ne vient compléter le tableau.

Un multi présent… mais sans joueurs.

Un multijoueur en écran splitté et en ligne est bien présent histoire de faire le jeu à 2, ce qui reste une option bienvenue. Malheureusement malgré de nombreuses tentatives, personne ne s’est présenté pour jouer.

En bref

En prenant en compte les différentes tentatives afin de retranscrire la course du Dakar sur nos consoles, BigMoon Entertainment ne s’en est pas si mal sorti avec beaucoup de bonnes choses qui malheureusement sont en grande partie gâchées par un manque de moyen. Ce qui est doublement dommage en sachant que de véritables pilotes ont participé à la création du jeu.

Un fan de la franchise trouvera certainement moyen de s’amuser à traverser virtuellement les épreuves des véritables concurrents et passera un peu plus sur les gros défauts du titre. D’autant que les jeux de courses d’orientation ne sont pas légion. Malheureusement difficile de le conseiller à quelqu’un voulant juste découvrir la discipline.

Good
  • Les véritables véhicules et coureurs du Dakar 2018
  • La course d'orientation très peu présente sur nos machines
  • Le veritable "Roadbook"a suivre
Bad
  • Vraiment moche
  • L'aspect simulation très peu pointu
  • Seulement 14 spéciales
  • Multi vide
5
Moyen

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