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Test de Death Stranding – Des livraisons mortelles

Death Stranding

Initialement sorti exclusivement sur PlayStation 4 le 8 novembre 2019, le titre de Hideo Kojima, Death Stranding, a fait sa sortie sur PC le 14 juillet 2020.

Après Metal Gear Solid et avoir fait grand plaisir aux joueurs PlayStation 4, Kojima profite de sa nouvelle liberté pour faire profiter les joueurs PC en déclinant Death Stranding sur la machine, huit mois après sa sortie sur PS4 mais le voyage ne se fait pas sans améliorations tant au niveau de la fluidité que des graphismes.

Livreur dans un monde post-apocalyptique

Ainsi, lors du phénomène Death Stranding, le monde fut très vite dévasté et des millions de gens périrent, emportés par les Échoués ou éradiqués lors de néantisations. L’environnement est saccagé et tout le monde vit seul, sous terre, craignant désormais toute forme de société : les gens sont déconnectés, la race humaine est vouée à l’extinction.

Ainsi, on a constaté que les Échoués pouvaient être anticipés puisqu’ils ont tendance à débarquer en même temps qu’un étrange orage, annoncé par un arc en ciel inversé. Ces orages font pleuvoir une pluie particulière, appelée précipitation, dont l’eau fait vieillir tout ce qu’elle touche. Cela explique que les plantes poussent et meurent très vite dans les scènes de pluie de Death Stranding.

Dans cet environnement hyper hostile, il y a tout de même des gens qui sortent et se spécialisent dans les livraisons, à pied ou en véhicule, pour assurer la survie des rescapés en livrant des pièces de réparation jusqu’à certaines nourritures, en passant par les médicaments puisque ce sont des choses non réplicables avec les imprimantes chirales.

Certains des meilleurs livreurs, comme notre personnage, survivent grâce à des capacités surhumaines, le Dooms, développées à force d’être en contact avec la matière chirale, nouvel élément chimique révélé par le Death Stranding qu’on le retrouve dans les orages de pluie surnaturelle, qu’on appelle des orages chiraux, mais aussi dans les cadavres qu’on doit vite brûler avant qu’ils ne nécrosent et ne se transforment en Échoués. Le chiralium fleurit d’ailleurs çà et là, formant des dépôts au sol en forme de main, et il devient dans ce monde post-apo une monnaie d’échange et une des nombreuses ressources avec lesquelles on va devoir travailler.

Nous jouons donc Sam « Porter » Bridges, un livreur indépendant solitaire ou porteur, ayant développé le don de ressentir la présence des Échoués, apparaissant sous la forme de rougeurs sur sa peau, ce qui lui permet de mieux les éviter. Depuis l’avènement du Death Stranding, les mondes des morts et des vivants se sont retrouvés liés, ce qui permet aux morts de revenir dans le monde des vivants sous la forme des échoués mais aussi l’apparition d’une zone mystérieuse située entre la vie et la mort où le temps et l’espace n’ont pas d’emprise, la « Grève ».

D’autres développent des pouvoirs bien plus spectaculaires comme la téléportation ou l’invocation de créatures en allant littéralement puiser dans le monde des morts une énergie destructrice. Dans ce monde, vous êtes donc un livreur bien moins fort que vos adversaires.

Sam, lui, s’en fiche totalement et se contente de braver les dangers quotidiens du monde extérieur pour livrer des vivres et des appareils d’un dépôt à l’autre. Mais un jour, en ratant sa livraison d’un corps vers un incinérateur, Sam meurt dans une néantisation, ce qui arrive lorsqu’un échoué dévore un être humain, et se retrouve à la Capitale Relais. C’est là que nous faisons la rencontre de DeadMan, interprété par Guillermo del Toro, qui nous demandera de rapidement aller au chevet de notre mère, gravement atteinte d’un cancer.

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C’est donc après cela que nous faisons la connaissance d’Amélie, la sœur de Sam, qui nous demande de la retrouver à la Ville-Relais Frontière en reliant tous les relais de l’Amérique au Réseau Chiral, un réseau reliant les gens par les Grèves.

Nous suivons les périples de Sam partant de l’est de l’Amérique pour finir son périple à l’ouest, accompagné de BB-28, son Brise-Brouillard, un « outil » servant à repérer les Échoués, qu’il nommera Lou après s’être attaché à lui. Durant ce voyage, il fera la rencontre de nombreuses personnes : des employés de Bridges, des Mules, des terroristes, d’autres porteurs ainsi que de nombreux échoués.

Death Stranding

Les quêtes FedEx à leur paroxysme

Le but premier du jeu est de mener à bien des livraisons d’un point A vers un point B, mais c’est entre ces points que ça se corse. Dès le début, on nous apprend à utiliser l’Odradek, le détecteur qui nous permettra de trouver les livraisons perdues pendant notre périple mais aussi à garder notre équilibre en utilisant les clics gauche et droite, ce qui nous permet de remettre les cargaisons lourdes sur la droite ou la gauche, de tenir en équilibre ou encore de s’arrêter après avoir perdu l’équilibre.

Il faut donc scanner son environnement pour repérer les courants et les pentes ardues pour pourvoir garder son équilibre et repérer son itinéraire.

Très vite, nous pouvons nous construire du matériel dans les relais qui nous permettront de mener nos livraisons à bien et nous allons en avoir grandement besoin. Nous pouvons y fabriquer des échelles ainsi que des cordes pour gravir et descendre des zones montagneuses. Mais après avoir relié quelques Relais sur le Réseau Chirale, nous pouvons avoir accès à de nouveaux équipements comme un CCP pour construire de nouvelles structures, des armes, des exosquelettes ou encore des véhicules.

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Les livraisons que nous faisons sont récompensées en « likes », l’équivalent de l’expérience dans le jeu, mais aussi un moyen de remercier et de se faire remercier par les autres joueurs parce que, oui, bien qu’il se fasse en grande partie en solo, le jeu est multijoueur de manière asynchrone.

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Bien que les autres joueurs ne soient pas visibles en jeu, sauf sous forme d’âmes auxquelles nous pouvons nous lier lorsque nous mourrons et nous rapatrions dans notre corps, il est possible de voir un peu partout dans le monde. On peut trouver des structures construites par les autres joueurs que nous pouvons utiliser et y laisser quelques likes pour ceux qui les ont construit. Nous pouvons aussi récupérer les cargaisons qu’ils ont perdu et les livrer pour recevoir plus de likes.

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D’ailleurs, plus nous recevons de likes plus notre nombre d’étoiles augmente dans les relais, ce qui nous permettra au fur et à mesure d’obtenir plus d’équipement comme des exosquelettes pour mieux garder son équilibre ou aller plus vite, ou encore de nouvelles armes.

Le Rambo des livraisons

Bien sûr, peu importe notre cargaison, les livraisons ne seront pas de tout repos puisque nous allons croiser, sur notre chemin, de nombreux obstacles. Entre les Mules qui veulent nous voler nos cargaisons pour satisfaire leur besoin de livrer, les terroristes qui veulent votre peau et les Échoués qui veulent vous dévorer, il faut être bien équipé et paré à combattre. Pour ce faire, nous pouvons avoir accès à un arsenal avec des munitions adaptées aux différentes situations, comme les munitions hématiques faites avec le sang de Sam, qui ne fonctionnent que sur les Échoués ou les armes non-létales pour éviter de créer des néantisations.

Evidemment, nous ne rencontrons pas des ennemis partout. Les Mules et les Terroristes se trouvent dans les zones oranges sur la carte. Nous pouvons y récupérer le matériel qu’ils ont volé sur eux mais aussi dans leurs caches à cargaison. Les Échoués, eux, se trouvent sous les précipitations, plus précisément sous les orages chiraux, et sont généralement indiqués par les panneaux des autres joueurs.

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C’est là que sert notre Brise-Brouillard, Lou, qui nous permettra de « voir » les Échoués à proximité pour pouvoir les éviter ou bien les renvoyer vers le monde des morts. Mais plus qu’un outil, Lou n’en reste pas moins un bébé puisqu’il lui arrivera de stresser lorsque Sam tombera, que BB-28 se retrouvera immergé ou après nos coup de feu, ce qui pourrait le mener à l’auto-toxémie et le mettra en panne. Nous devrons donc le calmer, en le berçant s’il se met à pleurer, pour réduire son stress ou bien revenir à un Relais et se reposer dans notre chambre privée pour le remettre à neuf.

La beauté d’un monde désolé

Il n’y a pas à dire, Death Stranding est un jeu magnifique. Durant tout notre périple, nous pourrons contempler les terres désolées de l’Amérique lors de nos longs voyages d’un relais à l’autre.

Première chose, le jeu nous plonge dans un monde vidéoludique au sommet du réalisme avec ses images que(on pourrait croire filmées. De plus, l’utilisation d’acteurs dans les rôles de nos personnages est vraiment bien retranscrite comme Guillermo del Toro dans le rôle de Deadman, Norman Reedus dans le rôle de Sam ou encore Léa Seydoux dans le rôle de Fragile.

Aussi, le jeu est parfaitement optimisé malgré ses chargements rapides et ses décors proches du réalisme. Le jeu n’a pas tant fait souffler le PC malgré la résolution à fond.

Mais le jeu n’est pas seulement beau dans l’image puisque sa musique envoûtante nous accompagne durant toute la campagne. Quelques groupes ont aimablement autorisé le jeu à diffuser leurs musiques que nous pouvons retrouver à la fin de certaines de nos livraisons comme le groupe Low Roar.

Conclusion

Pour finir, Death Stranding saura ravir vos yeux et vos oreilles avec ses images et sa BA qui nous immergent dans ce monde post-apocalyptique mais son histoire vous tiendra en haleine et vous ne verrez pas passer les 40 heures de jeu que le scénario vous propose, et bien plus si vous vous donnez le challenge de remplir toutes les étoiles des relais en faisant vos livraisons. Même si les quêtes de livraison vous rebutent à y jouer, vous pourrez toujours y trouver du plaisir en suivant l’histoire de ce monde plus énigmatique à chaque livraison accomplie.

 

Good
  • Histoire passionnante
Bad
  • Une synchro labiale aux fraises pour la VF
9
Incroyable
Written by
Bonjour à tous, je me présente Maxime, aka « Makuto ». J’ai 23 ans et j’aime bien tout ce qui touche à l’animation et la bande dessinée. Je suis aussi passionné par les jeux vidéo depuis mon plus jeune âge pour les nouvelles histoires qu’ils me font vivre.

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