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Test de Samurai Riot : Le Beat’em up samouraï fabriqué en France


Golden axe, Streets of Rage, Final Fight : ces jeux résonnent dans le coeur des vieux fans de Beat’em all comme autant de coups distribués à la tête d’ennemis venus chercher des noises à nos combattants virtuels
Le genre semble aujourd’hui un peu en retrait laissant la place à son cousin le versus fighting. Cependant les joueurs « vieux de la vieille » demandent encore leur ration de bourres pifs à l’ancienne et c’est en partant de ce constat que le studio français Wako Factory a décidé de raviver la flamme du guerrier avec leur première production : Samurai Riot

Le bon, la brute et le samurai

Qu’est-ce que l’honneur ? À qui être fidèle ? A son clan ? A ses amis ou juste à ses convictions ? Voilà la question posée dès les premières minutes de l’aventure par les protagonistes de Samurai Riot « Tsurumaru et Sukane », tous deux membres du clan de « l’honneur véritable »
En effet, nous sommes dans une période de grands troubles dans cet univers japonais-médiéval-steampunk et un village vassal du clan vient de se rebeller contre ses maîtres en rejoignant un clan ennemi et c’est à vous que revient la lourde tâche de remettre de l’ordre dans tout ça à grands coups de sabre dans la face.
Mais est-ce vraiment la bonne chose à faire? Suite à la bataille, le chef des insurgés avoue que la rébellion a éclaté à cause de la famine causée par la guerre et sans aide extérieure, le village ne survivrait pas.
Suite à cette déclaration, à vous de choisir quel chemin suivre : massacrer le reste du village ou tourner le dos à votre clan ? Plusieurs embranchements sont ainsi disséminés durant le jeu amenant à 8 fins différentes.

2 Héros, 11 écoles … Beaucoup de possibilités

Comme dit plus haut, 2 héros sont à votre disposition, chacun ayant ses propres techniques. Tsurumaru, Samurai et grand conseiller du clan de l’honneur véritable, utilise son katana pour une portée et une puissance supérieure au détriment de la vitesse d’exécution soutenue par ses couteaux de lancer et des grenades. Quand à Sukane, elle préfère ses fidèles poings et l’aide de son esprit renard polymorphe pour repousser ses ennemis. Tous deux disposent d’attaques spéciales de « la mort qui tue » disponibles via une barre de furie, cela va sans dire que le pad est plus que conseillé.
À tout ceci, il faut ajouter les « écoles » à choisir en début de partie modifiant sensiblement le gameplay des personnages allant d’une plus grande barre de vie ou de furie à la possibilité d’empoisonner ou de casser la garde des ennemis. Malheureusement, l’idée des écoles est bonne sur le papier mais elle n’a en réalité que peu d’impact sur le jeu.
Une fois le personnage et l’école sélectionnés, il est temps de se lancer dans l’aventure.
Nous sommes devant un beat’em all classique en Défilement parallaxe permettant de se déplacer en profondeur malgré l’environnement 2D dans la veine de ce que faisait Double Dragon le grand père du genre qui prouve une fois de plus son efficacité
Cependant, il faudra faire particulièrement attention à être à la même hauteur que l’ennemi sous peine de taper dans le vent. De plus, certains adversaires se complètent particulièrement bien, comme le combattant aux tonfas pouvant bloquer vos coups pendant que le lancier attaquera à distance. Ce genre de combinaisons peut rapidement faire fondre votre barre de vie
ce qui amène au plus gros problème du jeu : sa répétitivité! Même si on peut dire que le genre veut ça, ici tout se répète trop. Chaque niveau ne contient que deux ou trois types d’ennemis. Pire encore, on retrouve le boss du premier niveau en ennemi lambda dès le niveau suivant puis dans les autres et il n’est pas le seul dans ce cas.
L’autre défaut vient de la difficulté très élevée du titre. Certains ennemis tournent au sac à points de vie tant il faut de coups pour les terrasser, et ce même en mode facile. De plus, une fois toutes vos vies perdues, c’est retour à la case départ sans possibilité de sauvegarder votre progression, ne gardant que l’argent gagné servant à acheter de nouvelles écoles afin de tenter sa chance dans la partie suivante

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Un style bande dessinée très agréable

Graphiquement, Samurai Riot fait partie des jeux que l’on oublie pas avec son style bande dessinée lui donnant une identité propre très marquée et franchement agréable à l’œil avec des décors diversifiés au fil des niveaux. Ce qui n’est pas le cas du skin des ennemis encore une fois bien trop répété. En effet, il n’est pas rare de se retrouver à affronter six adversaires similaires.
L’univers du jeu lui est réellement réussi et on se laisse séduire par cette ambiance japonisante steampunk fonctionnant très bien, que ce soit au niveau des personnages ou des décors

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Le mode 2 joueurs : un véritable plus

L’aventure se parcourt volontiers en solo, mais ne donne sa pleine mesure uniquement avec un pote en local. Malheureusement pas de coop en ligne de prévu.
Ici le mode deux joueurs, qui est loin de faire gadget, lance de très bonnes idées avec par exemple ces fameux choix d’écoles qui définissent la suite de l’histoire sachant que les deux joueurs ont la possibilité de ne pas être d’accord, et dans ce cas, un duel s’engage et le gagnant décidera du choix à faire notamment une école à sélectionner qui, au début, vous donnera comme bonus de taper 50% plus fort dans ces fameux duels …

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Bref, ça tabasse plutôt bien

En résumé, Samurai Riot a tout de l’hommage fait aux grands noms du beat-em-all auxquels on jouait en salles d’arcade dans les années 90 entre potes.
Il garde de cet héritage toutes les qualités en ajoutant même quelques idées bienvenues telles que les différents choix moraux à faire durant l’aventure mais prend également les défauts de ces mêmes jeux révélant celui-ci rapidement répétitif.
Ceci dit, il mérite néanmoins une place dans votre bibliothèque Steam pour peu que vous accrochiez à son univers particulier ou si vous êtes à la recherche d’un beat-em-all à l’ancienne.

Good
  • L'ambiance sympa
  • Une bonne rejouabilitée
  • Les choix moraux
Bad
  • Très répétitif
  • Les ennemis se répètent trop
  • Difficulté un peu trop corsée
6.5
Juste
Written by
Grand passionné de jeux vidéo en général (old school, next gen) et de GSM Chinois. Salut à tous

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