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Test du jeu Illusion: A Tale of the Mind

Quelque soit le thème ou le genre de jeu, seule une petite poignée d’entre eux a été capable de véritablement aspirer le joueur dans son univers qu’il soit héroïque, fantaisie, de science-fiction ou tout autre lieu imaginé par les développeurs. On pensera notamment à la série des « The Legend of Zelda », à « The Witcher », « Mass Effect », des titres au scénario très travaillé.
Et aujourd’hui après un passage du côté de la VR, le studio canadien Frima nous propose un titre onirique où l’ambiance tient un rôle central… Pari réussi ?

La petite fille et la peluche

Dès l’intro passée, le joueur prend donc le contrôle de la petite Emma, petite fille aux cheveux blancs se réveillant dans un lieu inconnu sans aucun souvenir autre que son propre prénom, attachée par le cou à deux énormes chaînes fixées elles même au mur, interpellée par celui qui deviendra son compagnon de route : le lapin en peluche Toupin retenu lui aussi dans une cage suspendue dans le vide
La première énigme sera bien sûr de se libérer avant de comprendre comment et pourquoi nos deux compères se sont retrouvés dans ce lieu étrange.
Une fois ceci fait, il apparaît bien vite que la petite fille se trouve dans la tête d’un certain Euclide, personnage important dont elle va parcourir les souvenirs les uns après les autres avant d’enfin comprendre progressivement la nature des liens existants entre chacun d’entres eux.
Le joueur croisera régulièrement la route de gramophones où Euclide raconte petit à petit son histoire faisant progresser le scénario

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Des énigmes originales couplées à une jouabilité un poil laborieuse

Illusion est avant tout un jeu d’aventure où il faut dans chaque chapitre résoudre toutes les énigmes et rassembler les pièces des puzzles disséminées dans tout le niveau afin d’avancer dans le jeu
Les énigmes sont particulièrement originales, basées principalement sur l’ombre et la lumière comme reconstituer un dessin, aligner des objets selon un certain angle de vue ou tourner des objets afin que leurs ombres prennent la bonne forme
Elles ne sont pas extrêmement difficiles et aucunes ne bloquera le joueur plus d’une quinzaine de minutes.

  • Autre partie de jeu: la recherche des pièces de puzzles permettant d’activer certains mécanismes. Déjà plus laborieuse elle obligera, pour peu qu’une pièce a été oubliée à un endroit, à faire des allers et retours dans tout le niveau pour être assemblée aux autres

Enfin troisième partie : les phases d’action. Que cela soit fuir un ennemi, sauter des plates formes ou combattre un boss, ces phases se révèlent légèrement imprécises malgré le saut automatique et obligent à recommencer les passages donnant un petit coté « die and retry » au titre

Heureusement on ne recommence jamais bien loin du point de chute dans cette aventure qui dure approximativement 5 à 6 heures.

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Des moyens modestes rattrapés par un univers enchanteur

Abordons maintenant le gros point fort du titre. Au-delà de ses graphismes à la qualité limitée, il se rattrape largement par son design et la beauté de son univers onirique voir même légèrement inquiétant rappelant sans cesse que nous sommes dans l’imagination torturée d’un personnage et que la logique n’a pas vraiment cours. Ici les choses sont difformes et flottent dans un océan de souvenirs et les personnes ne sont que des ombres.
Même chose pour les niveaux. Euclide raconte son passé vécu dans un cirque puis ses souvenirs de guerre, autant d’ambiances très différentes parfaitement rendues ici
Emma quant à elle semble déboussolée et apeurée par ses visions étranges et cela se ressent parfaitement sur sa jolie frimousse, regardant partout, se protégeant la tête lors de bombardements et son écharpe blanche faisant office d’ailes lors des sauts virevoltant au vent. Tout cela en font un personnage presque fantomatique dans cet environnement hors de la réalité avec une musique discrète qui colle bien à l’ambiance.
La musique va parfaitement avec les différents moments de l’aventure, tout colle très bien à la narration. Les doublages quand à eux sont intégralement en français et rendent le tout immersif. Les petites voix d’Emma et Toupin sont légèrement trop similaires à la grosse voix d’Euclide faisant office de narrateur et tout nous immerge dans les pensées torturées de cet homme mystérieux.

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Alors j’achète ou pas ?

« Illusion a tale of the mind » est un jeu qui compte énormément sur son univers accrocheur et son scénario plein de mystère pour convaincre le joueur à rester accroché à son écran jusqu’à l’écran de fin. Sur ce plan, le pari est réussi, mais il faut compter également sur les petites imprécisions du gameplay et une certaine répétitivité dans les énigmes malgré sa courte durée de vie. Maintenant c’est au joueur de voir si une jolie histoire, malgré ces quelques défauts de gameplay, vaut une vingtaine d’euros et quelques heures de son temps.

Good
  • L'ambiance générale
  • Le scénario sympa
  • La jolie frimousse de l'héroïne
  • Des énigmes originales...
Bad
  • ...malheureusement trop répétitives
  • Des imprécisions dans les phases d'action
6.5
Juste
Written by
Grand passionné de jeux vidéo en général (old school, next gen) et de GSM Chinois. Salut à tous

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