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Test d’Ever Forward : un puzzle-game d’aventure

Pour un studio indépendant, il peut parfois être difficile de savoir quoi faire après un gros succès, nombreux sont ceux s’étant reposé sur leurs lauriers dans des suites paresseuses et sans imagination. Certains tentent même de reprendre des suites de jeux à succès existants sans la pointe de génie du studio créateur de la licence (tout le monde se souvient du troisième épisode de Fear Effect…).

Après les excellentes ventes du très bon « My Time at Portia » inspiré du célèbre « Stardew Valley » tout en lui ajoutant une bonne dose de nouveautés, les chinois de chez Panthea Games ont beaucoup évolué au point de recruter des dizaines d’employés. Fort de ce sang neuf, ils ont décidé courageusement de complètement changer de genre en créant cette fois-ci un puzzle-game narratif. Cette décision a-t-elle été payante ?

Une petite fille perdue

Le joueur prend donc les commandes de Maya, perdue dans un monde pour le moins étrange, suivie en permanence par une sorte de drone carré appelé le CPQ. Elle devra résoudre une série de puzzles tout en évitant les différents systèmes de sécurité placés sur son chemin.

À chaque énigme résolue, on découvre quelques bribes de souvenirs de la petite fille à travers de petites cinématiques dans un style très épuré jouant énormément sur la lumière. Ainsi, l’histoire avance petit à petit jusqu’à savoir qui est réellement Maya et ce qu’elle fait dans ces lieux pour le moins bizarres.

Première chose, on voit dès le début que la petite fille souffre d’un sérieux manque affectif dû à l’absence de sa mère visiblement très occupée par son travail.

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On pousse des cubes

Le but du jeu évidemment est de venir à bout de chaque puzzle basé sur le fait de porter un objet dans un lieu donné pour ouvrir un passage tout en évitant les drones ennemis (un seul regard du drone et c’est retour au début du puzzle en cours), et ainsi continuer le parcours jusqu’à la fin du « niveau » et débloquer ainsi une nouvelle partie du scénario.

Les puzzles au début très simples se complexifient au fur et à mesure que le jeu progresse mais sans vraiment se renouveler. De plus, la difficulté peu corsée ne retiendra pas très longtemps un joueur expérimenté sur des titres de ce genre.

Pour ce qui est de la partie infiltration, les drones possèdent une portée de vision maximale qu’il ne faut surtout pas toucher sinon une alarme sonore retentit si on reste trop près. Néanmoins, Maya adapte sa vitesse automatiquement dès que les machines sont trop proches, ce qui peut être un peu handicapant quand l’héroïne ralentit au moment où on tente de s’échapper du champ de vision d’un ennemi.

En passant, l’utilisation d’un pad console est fortement recommandé pour une ergonomie maximale.

Un jeu très épuré

Graphiquement, Ever Forward joue la carte de l’épuré en proposant des décors très ( trop ?) vides, ce qui donne un univers relativement pauvre avec les mêmes tons légèrement monochromes.

Quant aux énigmes, elles manquent un peu d’originalité. On a une impression récurrente de déjà vu et ce n’est pas la direction artistique qui va changer cet état de fait.

Malgré tout, on prend plaisir à avancer et découvrir une nouvelle partie de l’histoire jusqu’à son dénouement final.

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Une musique pas inoubliable…

Les thèmes musicaux savent rester discrets à tel point qu’on ne se souvient quasiment pas de les avoir entendus une fois le jeu terminé (sans être désagréable, aucune musique ne reste vraiment en tête), même chose pour les bruitages réduits ici au minimum.

Niveau durée de vie, vous aurez besoin d’environ 4 à 5 heures de jeu pour arriver au bout de l’aventure sans particulièrement vous presser.

En bref

Finalement, sur le papier, Ever Forward accumule un certain nombre de défauts pouvant rebuter les joueurs, sûrement dû au manque d’expérience du studio dans ce genre de jeu. My Time at Portia est très bon car il arrive a s’éloigner de son illustre modèle alors qu’Ever Forward reste bien trop semblable a tous les jeux de cette catégorie. Mais un petit quelque chose nous retient devant l’écran jusqu’au point final de l’aventure de Maya ne serait-ce que pour découvrir qui est cette petite fille coincée dans ce monde rempli de dangers.et surtout pourquoi elle s’est retrouvée dans cet univers. En tout cas, Ever Forward mérite vraiment d’être essayé ne serait-ce que pour son ambiance particulière et l’aura qui s’en dégage ainsi que pour la décision courageuse d’un studio qui a décidé de ne pas rester sur ses acquis et a donc le mérite de s’essayer à de nouveaux genres, le tout à un prix modique.

Good
  • L'univers onirique
  • Le rythme de l'aventure
Bad
  • Trop court
  • Le mode silencieux automatique
  • Peu inventif
6
Juste
Written by
Bonjour à tous, je me présente Maximilien alias « Coeur De Joueur » Testeur, videotesteur et Reporter pour le site GamersNine, mais avant tout grand passionné de jeux vidéo, de manga et d’animation japonaise.

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