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Test de Tasomachi Behind the Twilight : Une merveille embrumée

Tasomachi Behind the Twilight est un jeu indépendant de type aventure développé par Orbital Express et édité par Playism.

Tout juste sorti le 14 Avril 2021, il fait une entrée par la grande porte notamment grâce à la démo jouable qui a pris place lors du festival des jeux Steam qui a eu lieu du 3 au 9 février 2021.

Avec une patte graphique qui ne vas pas sans nous rappeler Final fantasy XIV et un univers semi-ouvert, Tasomachi met les petits plats dans les grands avec une seule ambition : se vouloir au niveau d’un jeu grand public AAA.

Nous allons donc pouvoir découvrir Tasomachi Behind the Twilight, un jeu qui s’annonce extrêmement prometteur par sa direction artistique.

Quand le brouillard cache un plus grand mystère

Tasomachi Behind the Twilight nous raconte l’histoire de la jeune Yukumo, une voyageuse qui fait le tour du monde à bord de son dirigeable.

Lors de son périple dans une contée à l’architecture orientale, Yukumo se retrouvera malgré elle sans moyen de transport, son dirigeable ayant arrêté de fonctionner mystérieusement.

Elle se retrouvera alors dans une petite bourgade silencieuse, couverte par un brouillard épais et y fera la rencontre de Kogara, un homme-chat (plus chat qu’humain) de la tribu des Nezu, qui la guidera jusqu’à l’auberge que possédait son maître pour qu’elle puisse s’y reposer.

Après une courte présentation, Kogara expliquera à notre amie aventurière qu’elle pourra trouver des Sources de terre dans le sanctuaire le plus proche, une matière indispensable pour réparer l’aéronef de Yukumo.

Après quelques péripéties, Yukumo quitte le sanctuaire et remet à Kogara la Source de terre, ce qui lui permit de remettre partiellement en état son engin volant.

Pour poursuivre son aventure, elle devra alors récupérer encore plus de Sources de terre à travers toutes les villes et les libérer de leur brouillard, ce qui lui révélera de somptueux paysages mais aussi la possibilité de rendre service à d’autres membres de la tribu Nezu contre récompense bien sûr.

Une histoire bien linéaire mais qui possède l’avantage d’être claire tout en possédant sa part de mystères, nous ne pouvons ensuite que nous pencher sur la partie gameplay, tout aussi simple mais terriblement efficace.

Des plates-formes, des énigmes, des sanctuaires, du déjà-vu ?

Dès le départ, Tasomachi reprend des codes connus des jeux de plates-formes basiques : on peut se déplacer, sauter et interagir avec les objets.

Bien sûr, cela ne va pas sans nous rappeler Zelda Breath of the Wild notamment avec la résolution de différentes énigmes regroupées par sanctuaire et permettant l’avancée dans l’histoire ou l’obtention de diverses capacités-clés.

Cependant, les similitudes ne s’arrêtent pas là. En dehors des différents sanctuaires, vous devrez récupérer les Sources de terre qui sont disséminées un peu partout dans les villes embrumées de Tasomachi et pour cela, vous aurez différentes options :

  • Les obtenir grâce à des sauts sur des plates-formes.
  • Utiliser des capacités spéciales telles que la ruée, la projection vers le sol etc.
  • Les découvrir car cachées dans des recoins, elles seront généralement visibles sous la forme d’une boule jaune que Yukumo devra fouiller.
  • Vous pourrez aussi rendre service à la tribu Nezu qui vous fournira celles-ci en récompense.

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Toutes ces ressemblances, même si évidentes, ne nous ont pas empêchés d’apprécier le gameplay léger et maniable de Yukumo.

En effet, le cœur du jeu consistant à libérer les villes de la brume devient rapidement prenant et on en vient à essayer d’attraper le plus vite possible chaque Source de Terre que nous pouvons trouver.

Nous serons donc guidés à chaque sanctuaire par Kogara qui nous expliquera que chaque sanctuaire purifié permet la disparition partielle ou totale de la brume dans chaque niveau du jeu.

Les sanctuaires regroupent plusieurs types d’énigme ou de jeux d’adresse qui sont relativement prenants même si on regrette un manque de difficulté notamment dans les phases de plates-formes ou bien de puzzles mnémotechniques.

Ces énigmes vous donneront accès à des lanternes devant être allumées pour accéder à l’arbre de vie qui fournira alors une des deux récompenses suivantes :

  • Une évolution de l’état de la ville par la disparition d’objets qui bloquent le passage ainsi que du brouillard.
  • Une nouvelle capacité qui sera alors combinée aux mécaniques précédentes afin de créer des énigmes plus corsées au sanctuaire suivant.

Vous l’aurez compris, obtenir ces Sources de terre vous permettra de débloquer les différentes destinations de Yukumo à travers cette contrée de l’est.

Cependant, pour finir le jeu à 100%, il faudra résoudre quelques énigmes corsées et posséder tous les pouvoirs afin d’accéder à de nouvelles parties des niveaux inaccessibles auparavant.

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Vous trouverez aussi une monnaie présente dans le jeu et qu’on peut la récolter absolument partout, ce qui vous permettra d’acheter divers objets de décoration, des Sources de terre et des costumes.

Une personnalisation qui est la bienvenue dans cet univers fantasy et qui ne manquera pas de réveiller votre âme de collectionneur. Vous ne serez pas limité aux pièces présentes sur une seule carte. En effet, celles-ci reviennent dès qu’on change de lieu, ce qui permet d’en récupérer assez facilement. Il arrivera aussi que vous en trouviez en plus grandes quantités dans des coffres mais cela reste assez rare.

Finalement, vous trouverez divers parchemins éparpillés çà et là à travers chaque ville et qui vous donneront toutes les indications sur l’histoire de chaque lieu, ce qui complètera les zones de flou laissées par la trame narrative du jeu.

Même si Tasomachi Behind the Twilight ne se démarque pas par un gameplay très élaboré, il se veut tout public avec une courbe de difficulté plus que réservée et nous permet de prendre le temps de profiter de chaque niveau qui donne envie de s’adonner à une certaine contemplation.

Des villes qui se révèlent à l’aube d’un nouveau jour

Une chose nous frappe dès les premières minutes de gameplay de Tasomachi Behind the Twilight : sa direction artistique. En effet, elle nous rappelle sans aucun doute les Final Fantasy et ce n’est pas vraiment une surprise car c’est l’artiste Nocras qui est derrière le pinceau. Un passionné du design Fantasy Oriental et qui a eu l’occasion de travailler sur des titres tels que Final Fantasy XIV  A Realm Reborn et Xenoblade Chronicles 2, ce qui nous conforte bien dans l’idée d’être entre de bonnes mains visuellement parlant.

L’univers de Tasomachi prend donc place dans différentes villes et lieux situés visuellement dans un pays oriental dont quelques détails semblent avoir été travaillés pour différencier chaque lieu.
On retrouvera ces détails notamment dans les différents Sanctuaires du jeu qui ne manqueront pas de charme dans la pénombre installée par la brume.

Une fois les sanctuaires libérés, vous pourrez alors profiter du véritable visage du jeu et du travail sur les couleurs et le design de chaque ville qui est unique.

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De plus, les modèles de Yukumo et des hommes-chats de la tribu Nezu sont particulièrement détaillés mais manquent de vie. Peu d’animations sont présentes et lors de nos phases de gameplay, Yukumo semblait légèrement flotter, ce qui ne nous a pas pour autant arrêté dans notre épopée.

Les effets visuels sont relativement bien présentés : des halos lumineux, des particules, tout rend honneur à Noras et nous avons pu observer à plusieurs moments certains détails comme par exemple : l’eau qui se soulève lorsque nous nous approchons d’elle avec l’aéronef dans la première partie du jeu.

Malheureusement, nous n’avons pas eu droit à une attention au détail dans les cinématiques et les mises en scène mais, au lieu de cela, le jeu propose des plans coupés enchaînés par un simple texte qui nous rappellent qu’il s’agit d’un jeu indépendant.

Une atmosphère qui nous transporte

La bande-son de Tasomachi Behind the Twilight nous transporte dans son univers, quelque fois sombre et mystérieux puis radieux une fois la brume dissipée.

Le style musical s’apparente à du 8-bits électro qui nous vient de l’artiste Ujico (surnommé Snail’s House), un artiste connu pour faire des musiques aux sonorités d’inspiration japonaise remaniées au goût du jour. Cependant, la bande originale de Tasomachi sait faire place au silence et aux bruits de pas, celui des vagues et du mystère. Une atmosphère unique dégage donc du jeu, ce qui le rend encore plus plaisant à jouer.

Le brouillard se lèvera-t-il ?

Tasomachi Behind the Twilight est un jeu indépendant qui nous a offert une très bonne surprise. De par son gameplay simple, il conviendra à un large public. Cependant, il faudra aimer les plates-formes car le jeu possède énormément de phases d’adresse. Graphiquement, Tasomachi ne nous a montré que peu de défauts. Des décors somptueux et parfois vides de vie pour une bonne raison à la présence de quelques personnages. L’atmosphère qui règne dans le jeu est mystérieuse mais ne jure pas au regard des décors ensoleillés quand la brume se lève. Enfin, pour nous, Tasomachi Behind the Twilight est une expérience indépendante unique, simple et reposante qui ne manquera pas d’attirer tout joueur cherchant un jeu calme et prenant tout en possédant des similarités avec de grand titres tels que Zelda BOTW, Final Fantasy XIV et Xenoblade Chronicles 2.

Good
  • Graphiquement surprenant
  • Simple à prendre en main
  • Une ambiance réussie
  • Une histoire simple mais efficace
Bad
  • Traduction française absente
  • Le manque d’animation
  • Un doublage absent
8
Génial
Written by
Passionnée de jeux d'actions , FPS entres autres j'adore l'univers informatique tout autant que le jeu.

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