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Test de Total War Saga : Thrones of Britannia

La série stratégique Total War Saga du studio Creative Assembly revient avec un nouvel opus qui nous conte l’unification de la Grande Bretagne avec Total War Saga : Thrones of Britannia.
Après la sortie des Total War Warhammer, la série revient dans ses premiers parcours en revenant sur l’histoire de la Grande Bretagne en l’an 978.
Total War Saga : Thrones of Britannia est disponible depuis le 3 mai 2018 sur PC.

Une guerre totale en Grande Bretagne

A contrario aux opus précédents, ce dernier change d’échelle. Fini les cartes qui intègrent des continents entiers. Nous n’auront le droit qu’à l’Irlande, l’Angleterre, le pays de Galles et l’Écosse. Sachez une chose : non la carte n’est pas petite ! Bien que nous ne nous concentrons que sur une petite partie du territoire du monde, le changement d’échelle permet sans aucun doute d’avoir une des cartes la plus grande de la série.

      Tout commence pendant les invasions Viking en l’an 865. Une guerre sans merci opposant Guthrum le roi Vikings à Alfred Le Grand, roi du Wessex. La guerre fut sanglante des deux côtés, mais Alfred fut finalement vainqueur. Ainsi les fiers Vikings colonisèrent les provinces qu’ils pillaient auparavant.
Mais la paix ne dura pas bien longtemps, car Alfred avait le rêve de réunir toutes les îles Britanniques. Malheureusement il devra faire face aux nouveaux rois des nouveaux royaumes qui ont le même rêve que lui.

Le scénario est étonnamment bien retranscris avec plusieurs cinématiques très belles qui nous expliquent l’introduction du jeu et le contexte de la guerre. Nous avons aussi le droit à des cinématiques à des moments clés du jeu, comme quand nous remplissons des parties de la quête principale.

Un royaume pour les dominer tous

Avant de lancer une partie, vous devrez choisir un royaume, et il en existe cinq :

  • Royaume Anglais
  • Royaume Gallois
  • Royaume Gaéliques
  • Grande armée Viking
  • Roi des mers Vikings

De plus, chaque royaume est composé de deux factions, ce qui fait un total de 10 factions jouables. Chacune permettra d’avoir des bonus culturels ou des factions différentes. Aussi, elles ont chacune un niveau de difficulté qui leur est propre qui est dût à votre ville de départ et vos conditions de victoire.
Les conditions de victoire ne sont pas forcément les mêmes. Il y a des quêtes d’unification comme l’Irlande ou la Bretagne, mais aussi des quêtes plutôt axées sur la renommée de votre faction à travers les peuples.
Problème ! Quand nous comparons le nombre de factions disponibles et leur design par rapport aux autres jeux de la série, nous constatons avec dépit qu’elles sont assez pauvres et vous aurez sans doute l’impression à quelques exceptions près de jouer toujours avec la même faction. La géographie réduite de la guerre a pour conséquence que les peuples qui y habitent ne sont pas vraiment différents. De même pour les armées qui manquent cruellement de diversités entre faction et même entre les classes armées elles-mêmes.
Toutes ces ressemblances peuvent démotiver les joueurs à rejouer une partie. Ce qui est bien dommage aux vues des 10 factions jouables.

Un jeu pur souche

Niveau gameplay, c’est un jeu Total War pure souche. Les grands classiques de la série sont respectés que ce soit avec la gestion de vos villes ou avec les combats en temps réel de vos armées terrestres ou navales. Le plus grand reproche que nous pouvons faire niveau gameplay, c’est justement son côté banal.

En effet, il ne se démarque pas tant que ça, comparé aux autres de la série, et il souffre évidemment de la comparaison avec ces derniers. Cela fait maintenant 18 ans que le premier jeu a poser les bases. Il est dommage de constater que la recette n’a jamais vraiment changé et qu’aucune prise de risque n’a été prise. Malgré tout, on peut voir que la difficulté a quand même augmenté, rendant l’apprentissage des nouveaux venus plus que compliqué.

Mais tout n’est pas perdu, puisque des nouveautés, bien que légères mais nouveautés, sont (ré)apparues.
Tout d’abord, les batailles navales disparues dans les épisodes Warhammer, sont revenues à la surface. Mais force est de
constater que ce ne sont pas les batailles les plus intéressantes. Les bateaux offrants peu de mobilité et d’action, seul le système « pierre-papier-ciseau » vous permettra de faire la différence. C’est dans ces conditions que nous aimons le bouton qui permet les combats automatiques.

Autre réapparition dans Total War Saga : Thrones of Britannia : le retour de l’arbre généalogique. Ce dernier plus complet que jamais vous permettra de gérer votre famille, mais aussi les personnes importantes qui gravitent autour de votre famille. Vous pourrez récompenser les membres de votre entourage en leur offrant des titres afin de gagner leur confiance. A contrario, vous pouvez aussi les forcer à vous obéir si leur niveau de confiance est trop bas ou encore baisser leur influence si cette dernière commence à dépasser la votre. Si vous ne le faites pas, attention aux coups d’états ou aux révoltes car celles-ci peuvent se trouver meurtrière et extrêmement pénible notamment en temps de guerre.
Mais ce n’est pas la seule utilité de l’arbre généalogique. En effet, vous pouvez gérer vos filles et vos garçons afin de les marier à des bons partis afin de peut-être récupérer le territoire de vos alliés par des voix plus diplomatiques que la guerre.
Cet arbre, bien que pratique, permet de donner une nouvelle dimension au jeu et permet l’apparition d’événements forts sympathiques ou au contraire porteur de mauvaises nouvelles.

     La technologie a aussi subit quelques changements. Pour pouvoir réaliser une recherche, il va falloir maintenant faire quelques actions comme pré-requis. Par exemple, vous devrez recruter 20 troupes d’archers avant de pouvoir faire la recherche améliorant ces mêmes troupes.

Dernière nouveauté et pas des moindres : la refonte du système de recrutement. Maintenant, lorsque vous recrutez une armée, tous vos hommes n’arrivent pas d’un bloc. Ils arrivent petit à petit pour faire grossir votre armée, ce qui rajoute du réalisme et une nouvelle mécanique de gameplay dont il faut tenir compte. De plus, cette refonte sera accompagnée d’un système de ravitaillement. Plus vous restez sur votre territoire, plus votre armée fait des réserves de nourriture afin de les utiliser une fois qu’elle part en guerre. Une fois la barre de ravitaillement vide, vos hommes souffriront de famine.

Graphiquement plat

Parlons graphismes… Ils n’ont tout simplement pas évolués depuis le jeu Atilla. Cela fait déjà plusieurs années que le studio Creative Assembly n’a pas fait de refonte graphique et changé de moteur de jeu. Le jeu est graphiquement pareil que ses prédécesseurs. Point positif, vous pourrez y jouer même avec un ordinateur qui commence à avoir de l’âge. Mais néanmoins, nous pouvons constater que ce dernier fait le café.

Le jeu est très loin d’être moche et il est même assez beau, sans parler des cinématiques qui sont sublimes et avec leur propre patte artistique. Tout comme la musique qui nous transporte très bien et ,qu’il faut l’avouer, est assez belle à certains moments.
Autre problème, lors des batailles en temps réel, il se peut que votre ordinateur ai un peu de mal si vous avez trop d’armée. Cela peut-être le résultat de quelques saccadements ici et là.

Mais le plus gros problème est l’interface et les menus de Total War Saga : Thrones of Britannia. Déjà que le jeu a tendance à vous lâcher la main assez rapidement, il faut aussi constater que l’interface des champs de bataille ou de la gestion sur la carte est complexe. Même si cela ne devrait pas trop déranger les habitués, les nouveaux joueurs auront du mal à s’y retrouver. Notamment sur les champs de bataille, les formations et les aptitudes de votre armée étant assez complexes à utiliser.

Conclusion

Total War Saga : Thrones of Britannia est très loin d’être un mauvais bougre avec son orientation sur l’histoire des îles Britanniques, mais il souffre de la comparaison avec ses prédécesseurs. Bien qu’il s’améliore sur plusieurs aspects comme l’arbre généalogique, la refonte du recrutement, le ravitaillement ou encore l’arbre de technologie, nous constatons tout de même plusieurs faiblesses comme la ressemblance flagrante des différentes factions qui peuvent bloquer l’intérêt de refaire une partie mais surtout le non-changement des graphismes. Certes il reste beau couplé à des cinématiques à tomber, mais le recyclage du moteur graphique nous laisse sur notre fin.

Good
  • Les cinématiques et l'histoire
  • 10 factions
  • La bande son
  • Du (re)nouveau gameplay sympathique
Bad
  • Des graphismes qui commence à vieillir
  • Des unités et des factions ressemblantes
  • Difficile pour les non initiés
7.5
Bien

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